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Boire un petit coup c'est doux!
... mais il ne faut pas rouler dessous la table
par André Pasternac, M.D., FACC, FESC

La vielle sagesse du terroir semble bien être confirmée par des études récentes. Ainsi, le vin serait non seulement doux pour le gosier, mais encore pour l'âme et probablement bénéfique pour le coeur. Mais les conseils de modération sont également valables.

Ainsi les questions que l'on est en droit de se poser alors que l'hôtesse nous offre le premier verre au cours du vol des vacances d'hiver qui conduit les « snowbirds » vers les plages ensoleillés du Sud sont les suivantes :
* Quelles sont les évidences scientifiques des bienfaits de la consommation de vin ? Est-il bien vrai que les Français, grands consommateurs de vin, soient protégés contre les maladies de coeur ?
* Comment l'alcool agit-il de façon favorable sur le système cardiovasculaire ? Le vin rouge a-t-il des propriétés parti-culières qui pourraient le faire préférer au vin blanc ou encore aux autres formes d'alcool ou même à la bière ?
* Existe-t'il des effets néfastes de la consommation de vin ?
* Quelles sont les recommandations du corps médical à l'égard de la consommation de vin et d'alcool ?

1. Des études scientifiques récentes confirment les effets bénéfiques de la consommation régulière et modérée de vin, d'où vient l'expression : le paradoxe français !1

Depuis les années '70, on savait qu'il y avait une relation inverse entre la consommation de vin et la mortalité cardiovasculaire.

Cependant, ce sont les résultats de l'étude MONICA
(« Monitoring Trends in Coronary Artery Disease »), réalisée sous l'égide de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui devaient en apporter la confirmation.

Cette étude a montré que l'incidence de la maladie des artères du coeur (athérosclérose) et la mortalité qui en résulte était nettement plus basse en France, bien que les Français consomment autant de graisses saturées, aient un cholestérol et une tension artérielle aussi élevés et fument autant que leurs voisins d'Europe Occidentale. Ceci constitue le paradoxe français.

Il apparaît bien que la protection relative des Français vis-à-vis de la maladie coronarienne pourrait être due à la consommation accrue d'alcool ainsi qu'à la consommation d'antioxydants contenus dans le vin (surtout le vin rouge), mais aussi dans les légumes qui sont partie intégrante du régime méditerranéen. Ainsi l'habitude de boire du vin au cours du repas semble bien conférer une protection contre les effets néfastes de la nourriture. CSA logo solo/small

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