Page 4 - Nouvelles CSA 79F

Basic HTML Version

nouvelles de
l’ACS
4
www.
snowbirds
.org
A
lors que j’amorce la rédaction de
ma chronique pour le numéro d’été
de
Nouvelles « CSA »
, le président
de l’ACS, Bob Slack, et ses proches
collaborateurs s’apprêtent à se rendre à
Washington, D.C. pour une visite de cinq
jours dans le but de poursuivre notre lutte
concernant un visa pour les retraités. Comme
nos fidèles lecteurs le savent, cette mesure
permettrait aux Canadiens de plus de 55 ans
de séjourner encore plus longtemps chaque
année aux États-Unis. Alors, comment y
parvenir?
Naturellement, une bonne partie du travail
consiste à s’asseoir avec les législateurs
fédéraux de la Chambre des représentants
et du Sénat des États-Unis pour défendre
notre cause en personne. Ce travail est déjà
amorcé, et je vous assure que nous avons
d’excellents arguments. Les liens économiques
entre le Canada et les États-Unis sont de loin
les plus importants au monde. Les échanges
commerciaux entre les deux pays sont
nettement supérieurs à n’importe quels autres
échanges bilatéraux. Les échanges de biens
et services entre nos deux pays ont totalisé
645 milliards de dollars en 2010 – soit plus
de 1,7 milliard de dollars en biens et services
échangés chaque jour. L’an dernier seulement,
les touristes canadiens ont dépensé 5 milliards
de dollars juste dans les États de la Floride, de
l’Arizona, du Texas et de la Californie. Chacun
sait que les États-Unis traversent une période
difficile sur le plan économique. Le 13 juin,
le conseil du président Obama sur l’emploi
et la compétitivité, lequel regroupe 26 des
dirigeants les plus influents de la nation,
désignait l’assouplissement des restrictions
liées au processus de délivrance de visas
comme l’une des mesures les plus efficaces
que le gouvernement puisse prendre pour
stimuler le tourisme et créer de l’emploi. Voilà
une bonne nouvelle pour les « snowbirds »
canadiens, puisque nous nageons dans
le même sens que le courant politique à
Washington et que cela cadre bien avec le
deuxième volet de notre plan – obtenir l’appui
de parties intéressées tierces.
Essentiellement, les parties intéressées
tierces sont d’autres groupes qui
profiteraient directement de l’adoption
par le gouvernement des États-Unis d’un
programme tel que celui portant sur un
visa pour les retraités. Quand on s’adresse
au gouvernement, il est toujours préférable
d’avoir certains de ces groupes de son côté,
puisque cela donne incontestablement plus
de poids politique. Heureusement pour nous,
il en existe beaucoup et certains d’entre eux
ont une grande influence politique.
La Chambre de commerce des États-Unis,
la U.S. Travel Association, la National Retail
Federation, la National Restaurant Association,
l’American Hotel & Lodging Association et
le Service Employees International Union
souhaitent tous stimuler le tourisme par
l’assouplissement du processus de délivrance
de visas aux États-Unis. Ce sont tous des
groupes de pression extrêmement influents,
et nous devons faire en sorte que le plus
grand nombre possible d’entre eux disent au
Congrès des États-Unis que la proposition de
visa pour les retraités de l’ACS est une bonne
idée qui stimulera l’emploi et produira de
généreuses recettes fiscales pour l’économie
américaine. Nous sollicitons actuellement
ces appuis. Nous avons déjà rencontré un
grand nombre de présidents de chambres
de commerce et d’offices des congrès et du
tourisme parmi les plus importants de la
Floride et ils nous appuient sans réserve.
Le troisième volet de notre plan consiste à
obtenir l’appui des gouverneurs des quatre
plus gros États visités par nos « snowbirds »
– la Floride, l’Arizona, le Texas et la Californie.
Le 9 juin, le président de l’ACS, Bob Slack,
et le directeur général, Michael MacKenzie,
ont rencontré le gouverneur de la Floride,
Rick Scott, à Toronto, pour discuter de la
question, et il s’est montré très ouvert. Bref,
en tant que gouverneur d’un État dont le
principal partenaire de développement
économique est le Canada, il « saisit ». Bien
que les gouverneurs d’État ne soient pas en
mesure d’apposer leur propre signature sur un
projet de loi qui fera du visa pour les retraités
une réalité, ils ont de nombreux contacts et
savent comment s’y prendre à Washington.
Le gouverneur Scott a d’ores et déjà pris
contact avec nous et nous a aidés à obtenir
des entretiens avec certains politiciens en vue
au Capitole. Son soutien est inestimable. Nous
organisons actuellement des rencontres avec
trois autres gouverneurs d’États où séjournent
traditionnellement les « snowbirds ».
Le quatrième volet de notre plan concerne
les médias, tant ceux au Canada qu’aux États-
Unis. De toute évidence, plus nous captons
l’intérêt des médias, plus les politiciens
porteront attention. D’ailleurs, nous préparons
une offensive médiatique à ce chapitre
cet automne, période durant laquelle les
journalistes sont habituellement à l’affût de
« témoignages de snowbirds ».
Enfin le cinquième volet de notre plan,
sans doute le plus important, concerne le
fait que nous avons besoin d’argent pour
payer pour toutes ces initiatives. Le lobbying
efficace coûte de l’argent, et chaque cent
donné à notre Fonds d’action spéciale va
directement au financement de cette activité.
Nous remercions sincèrement chacun d’entre
vous qui avez déjà contribué généreusement.
Si ce n’est déjà fait, et si vous êtes en mesure
de le faire et considérez que la cause en vaut
la peine, je vous invite à envisager de faire
une contribution. Aucun montant n’est trop
modeste et, comme je l’ai dit, chaque cent sert
à défendre des causes comme celle-ci.
Certains diront que nous passons à côté
d’un aspect essentiel : pourquoi ne pas
solliciter l’appui de nos propres politiciens
fédéraux et provinciaux? C’est un point valable
et il reste certaines questions à régler à cet
égard. Toutefois, nous sommes convaincus
que si nous pouvons amener les États-Unis à
assouplir davantage les règles s’appliquant
aux Canadiens, la discussion sera d’autant plus
facile.
Autrement dit, notre plan prévoit la
mobilisation de nombreux groupes pour
nous aider à transmettre notre message au
gouvernement fédéral des États-Unis. Le fait
que davantage de Canadiens séjournent plus
longtemps et dépensent plus d’argent dans
leur pays ne réglera pas tous les problèmes
économiques, mais cela leur donnera
certainement un coup de fouet dont ils ont
âprement besoin.
L’été s’annonce très chargé sur le front
des relations gouvernementales et j’espère
pouvoir vous annoncer des nouvelles
encourageantes cet automne.
Je vous souhaite un bel été sous le signe de
la détente et de la sécurité.
Rapport
sur le gouvernement
Jim Sherb
Premier vice-président