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NOUVELLES « CSA »
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ÉTÉ 2011
Finances
SUITE
V
ous avez sans doute vu les publicités au sujet des
« prêts sur la valeur nette d’une propriété » ou les
« prêts hypothécaires inversés ». On y explique com-
ment un prêt sur la valeur nette d’une propriété
peut vous donner accès à des liquidités tout en évitant de
puiser dans vos économies. Est-ce trop beau pour être vrai?
Ou s’agit-il d’une stratégie avisée pour augmenter vos reve-
nus de retraite?
La réponse à cette question dépend largement de vos
circonstances personnelles. Une chose est sûre toutefois.
Ces publicités ne vous disent pas tout ce que vous devez
savoir pour décider en toute connaissance de cause si
un prêt sur la valeur nette de votre propriété ou un prêt
hypothécaire inversé est la bonne solution pour vous.
Cela dit, voici quelques explications sur ce qu’est un prêt sur
la valeur nette d’une propriété et sur ce qu’il n’est pas, ainsi
que sur les avantages que vous pouvez en tirer.
Le prêt sur la valeur nette d’une propriété :
une stratégie financière avisée?
Quelques éléments à soupeser avant de contracter un prêt sur la valeur nette d’une propriété
En quoi consiste un prêt sur la valeur nette d’une propriété?
Un prêt sur la valeur nette d’une propriété consiste à
convertir une partie de la valeur nette de votre maison en
liquidités. Il existe plusieurs façons de structurer un tel prêt,
mais essentiellement, la stratégie fonctionne comme un prêt
hypothécaire traditionnel, mais à l’inverse (d’où l’expression
bien connue « prêt hypothécaire inversé »). Au lieu de
payer une banque pour acheter la maison d’un tiers, c’est
la banque qui vous paie pour acheter une partie de votre
maison. Ce paiement peut être structuré en fonction d’un
montant forfaitaire unique, d’une succession de paiements
mensuels, ou encore d’une marge de crédit « sur demande »
de laquelle vous faites des prélèvements au besoin (une
« marge de crédit hypothécaire »).
La plupart du temps, ce genre de prêt est structuré comme
un prêt « sans paiement », où les emprunteurs ne sont pas
tenus d’effectuer de paiement tant et aussi longtemps qu’ils
demeurent dans leur maison. En tant que propriétaire,
vous conservez la propriété de votre maison et vous ne
remboursez que le principal du prêt et les intérêts courus
quand vous déménagez (ou quand vous décédez). La
plupart des institutions exigent également des emprunteurs
qu’ils respectent d’autres règles de sens commun, comme
payer leurs impôts fonciers à temps, faire les réparations
nécessaires, etc.
Vous pouvez voir comment une telle stratégie peut s’avérer
utile, particulièrement pour ceux d’entre vous qui disposent
de peu d’actifs mis à part leur maison. Si vous avez acheté
votre maison il y a plusieurs décennies, il a fort à parier que
votre propriété a pris beaucoup de valeur – une valeur à
laquelle vous ne pouvez accéder sans vendre la maison tout
entière. Un prêt sur la valeur nette d’une propriété règle ce
problème. En contractant un tel prêt, vous pouvez convertir
une partie de votre actif le plus important en liquidités, tout
en demeurant propriétaire à part entière.
Autre avantage – contrairement aux prêts conventionnels,
vous n’avez généralement pas à vous soumettre à une
évaluation des revenus pour être admissible à un prêt sur
la valeur nette d’une propriété. En général, votre maison
sera une garantie suffisante. Et parce qu’il s’agit d’un prêt,
les prêts hypothécaires inversés n’ont habituellement
aucune incidence sur votre admissibilité aux prestations
de la Sécurité de la vieillesse ni à d’autres prestations du
gouvernement.
par James Dolan