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nouvelles de
l’ACS
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www.
snowbirds
.org
D
ans le numéro de l’été de
Nouvelles « CSA », j’ai décrit le
plan d’attaque prévu dans notre
lutte pour obtenir un visa pour les
retraités. Depuis cette dernière chronique,
les dirigeants de l’ACS ont rencontré 50
membres de la Chambre des représentants
et du Sénat des États-Unis ou des membres
importants de leur personnel. Dire que notre
proposition a reçu un accueil favorable serait
peu dire. Sur les 50 membres auxquels nous
avons parlé, 49 nous ont promis leur soutien.
C’est un excellent début, mais comme il y a
435 membres au Congrès auxquels il faut
ajouter 100 sénateurs, nous avons encore
beaucoup de travail à faire. La bonne nouvelle,
c’est que nous n’avons pas besoin de tous
les rencontrer. Au cours de nos nombreux
voyages àWashington D.C., nous sommes
entrés en relation avec de précieux alliés et
personnes-ressources qui nous ont été très
utiles en nous donnant les informations
privilégiées et les conseils dont nous avions
tant besoin pour savoir à qui nous adresser.
Les hommes politiques auxquels nous
avons parlé reconnaissent que les dollars
des « snowbirds » constituent un atout
précieux pour la santé économique de leurs
circonscriptions. À tort ou à raison – et peu
importe à quel point notre proposition peut
profiter au pays tout entier – dans la politique
àWashington, c’est la circonscription qui
compte.
Fait intéressant, l’une des façons qui
nous a permis de susciter un plus grand
intérêt pour notre demande a consisté à
rappeler aux législateurs les restrictions
qu’ils imposent actuellement aux Canadiens
qui se rendent aux États-Unis. Nombre de
« snowbirds » qui ont effectué leur séjour
maximum de six mois aux États-Unis vivent
à une distance raisonnable en voiture de
nombreuses circonscriptions proches de
la frontière américaine. Compte tenu de la
vigueur du dollar canadien, ils aimeraient
pouvoir se rendre au sud de la frontière pour
faire leur magasinage d’été et du tourisme.
La plupart des Canadiens qui ont passé la
majeure partie de l’hiver aux États-Unis ne
sont pas légalement autorisés à y retourner
avant d’avoir séjourné six mois au Canada.
Devinez ce qui s’est passé quand nous avons
fait remarquer aux membres du Congrès
représentant les états frontaliers ce que
cela signifie en termes de perte de revenus?
Nous avons tout d’un coup rallié un plus
grand nombre de sympathisants à notre
cause sur le visa des retraités. Bien sûr, nous
n’avons pas limité notre stratégie aux seuls
membres des États de la Ceinture de soleil et
des États frontaliers. Quand vous parlez à un
représentant de Boston, au Massachusetts,
et quand vous lui rappelez qu’il y a
probablement beaucoup de « snowbirds » qui
adoreraient passer deux semaines à Boston
cet été, mais qu’ils ne pourront peut-être
pas le faire, vous vous faites un nouvel ami
au Congrès. Quand vous représentez une
organisation qui n’a pratiquement aucun
membre pouvant voter pour un responsable
politique aux États-Unis, vous avez intérêt à
avoir un argument économique très solide et
séduisant. Heureusement, c’est le cas et cet
argument a retenu l’attention de responsables
politiques américains qui, il y a à peine deux
mois, n’étaient même pas conscients qu’il
s’agit d’un enjeu économique important.
Le Congrès est actuellement en vacances
jusqu’en septembre et nous retournerons à
Washington à ce moment-là. Au cours de cette
visite, nous rencontrerons des membres de la
puissante Commission des lois du Congrès.
Créée en 1813, il s’agit de la deuxième
plus ancienne commission permanente au
Congrès. Son champ de compétence la place
souvent au cœur de la politique américaine.
Cette commission a été surnommée la
gardienne de la Constitution et chacune de
ses sous-commissions résulte de ce document.
Chaque année, la Commission des lois du
Congrès envoie habituellement au Congrès
le plus grand nombre de projets de loi de
fond. À la dernière session du Congrès, plus
de 1 000 projets de loi et résolutions ont été
soumis à la Commission sur des sujets tels que
le terrorisme, la criminalité, l’immigration, les
faillites, les libertés civiles, les amendements
à la constitution, les brevets et les droits
d’auteur.
Avant que n’importe quel projet soit soumis
à la Chambre des représentants pour faire
l’objet d’un vote, il doit d’abord être approuvé
par la Commission des lois. Alors, pourraient
dire certains, pourquoi n’avons-nous pas
commencé par approcher cette instance
avant de rencontrer plus de 50 membres du
Congrès? Eh bien, un avis nous a été donné
à plusieurs reprises selon lequel l’une des
premières questions posées par les membres
de la Commission des lois est la suivante :
qui appuie votre proposition? Il vaut mieux
que vous ayez des membres influents du
Congrès sur votre liste quand vous répondez.
Heureusement, nous en avons et il ne fait
aucun doute selon moi que notre liste
s’allongera d’ici la fin septembre.
À ce moment-là, nous rencontrerons aussi
des hauts responsables de la Chambre de
commerce des États-Unis. La Chambre de
commerce des États-Unis est l’un des plus
grands groupes de pression du pays et elle
dépense annuellement plus d’argent que
tout autre organisme de pression. Selon le
président de la Chambre, Tom Donohue,
minimiser les démarches fastidieuses des
visiteurs qui désirent se rendre aux États-Unis
est une composante clé de sa stratégie visant
à ramener l’économie américaine sur des
bases stables. M. Donohue exprime son idée
exactement comme je l’ai entendue le mois
dernier, en disant :
« Nos commerçants nous disent tout le
temps qu’avant de pouvoir embaucher
plus de gens, ils ont besoin d’avoir plus
de clients.
Eh bien, 95 % des clients du monde
vivent à l’extérieur de nos frontières,
dont beaucoup dans des économies
qui progressent plus vite que la nôtre.
Ils aiment les produits américains. Ils
aiment la culture américaine. Et ils ont
de l’argent.
Alors, allons leur vendre nos produits
dans leur pays et attirons-les aux États-
Unis en tant que visiteurs et investisseurs
et vendons-leur aussi nos produits ici. »
C’était un élément clé de notre message.
Nous avons encore pas mal de travail à faire,
mais nous avons une bonne stratégie que
nous mettons à présent en œuvre. Nous vous
tiendrons au courant de nos progrès.
Rapport
sur le gouvernement
Jim Sherb
Premier vice-président