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nouvelles de
l’ACS
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www.
snowbirds
.org
Je suis à la fois ravi et honoré
d’avoir été
élu premier vice-président de l’Association
canadienne des « snowbirds » et d’avoir été
nommé président du Comité des relations
gouvernementales.
Dans le dernier numéro de
Nouvelles « CSA »
, nous étions heureux
d’annoncer le dépôt du projet de loi
VISIT-
USA
devant le Sénat américain. Après
d’intenses activités de lobbying, nous avons
réussi à convaincre les sénateurs américains
Chuck Schumer (démocrate, NewYork)
et Mike Lee (républicain, Utah) d’inclure
notre proposition de « visa pour retraités
canadiens » dans le texte du projet de loi. Si le
projet de loi devait être adopté par les deux
chambres du Congrès, les Canadiens de plus
de 50 ans (avec prestations dérivées pour
le conjoint et les enfants à charge) auraient
droit à un visa qui demeurerait en vigueur
240 jours par année et pourrait être renouvelé
tous les trois ans. En plus de la disposition
relative à l’âge, les personnes doivent avoir la
citoyenneté canadienne et être propriétaire
d’une résidence aux États-Unis ou pouvoir
prouver qu’elles ont réservé un logement
locatif ou une chambre d’hôtel pour la durée
entière de leur séjour. Une telle mesure
permettrait aux personnes dont la demande
a été approuvée de séjourner aux États-Unis
deux mois de plus, la durée de séjour de la
plupart des Canadiens étant actuellement
limitée à six mois sur une période de 12 mois.
Une fois de plus, ce projet de loi doit
d’abord être adopté par les deux chambres
du Congrès. Le Sénat américain et la Chambre
des représentants doivent approuver
l’instauration de ce visa, qui doit également
obtenir le feu vert du président des États‑Unis.
Alors, maintenant que nous avons fait des
progrès notables devant le Sénat, comment
avancent nos démarches auprès des
représentants du président et de la Chambre
des représentants?
Depuis le dernier numéro de
Nouvelles  
«
CSA »
, un projet de loi identique a
été présenté à la Chambre des représentants
des États-Unis et, de surcroît, tout comme
notre projet de loi devant le Sénat, celui-ci a
aussi été déposé après avoir reçu un appui
bipartite. En novembre 2011, la députée
du Congrès Mazie Hirono (démocrate,
Hawaï) et le député du Congrès David Dreier
(républicain, Californie) ont présenté le
projet de loi
VISIT-USA
à la Chambre des
représentants. Autrement dit, des projets
de loi préconisant la mise en place d’un visa
pour retraités canadiens sont actuellement
devant les deux chambres du Congrès, ce qui
constitue un progrès remarquable, compte
tenu du fait que nous avons commencé à
frapper aux portes àWashington D.C., en
juin 2011.
La liste des parties intéressées tierces qui
ont officiellement donné leur appui à cette
proposition ne cesse de s’allonger. Certains
des groupes les plus influents aux États‑Unis
s’engagent maintenant formellement. Parmi
les partisans, mentionnons la Chambre
de commerce des États-Unis, la U.S. Travel
Association, Americans for Tax Reform,
l’American Hotel and Lodging Association,
la National Association of Homebuilders, la
National Restaurant Association, le Comité
olympique des États-Unis, et quantité
d’autres.
Les deux projets de loi ont été soumis à
leurs commissions des lois respectives auprès
du Congrès pour un examen plus poussé,
mais notre attention prioritaire à court terme
porte maintenant sur les lobbyistes au sein
de ces comités, pour qu’ils soumettent ces
projets de loi au vote à la fois au Sénat et à
la Chambre des représentants. Nous nous
attendons à ce que les audiences du comité
aient lieu vers la fin mai 2012.
Le président Obama a également
indiqué que l’intensification des voyages
et du tourisme à destination des États-Unis
figurait en tête des priorités en cette année
électorale. Voilà une excellente nouvelle
pour les « snowbirds » canadiens. En 2010,
les États-Unis ont accueilli près de 60 millions
de visiteurs internationaux, qui ont dépensé
134 milliards de dollars. Bien qu’il s’agisse d’un
montant considérable, de 2000 à 2010, la part
de marché des États-Unis pour les dépenses
de voyageurs étrangers a chuté de 17 % à
11 %, sur le marché mondial, soit un recul de
plus de 30 % sur ce marché.
Ce fléchissement découle d’une
intensification de la concurrence
internationale, de nouvelles tendances en
matière de développement mondial et
du resserrement des mesures de sécurité
depuis 2001. Le président Obama reconnaît
l’importance de l’industrie touristique
pour l’économie américaine et croit qu’une
politique de sécurité nationale coordonnée
et cohérente s’impose pour favoriser une
industrie touristique florissante et sécuritaire
aux États-Unis.
Le 19 janvier 2012, le président Obama a
signé un décret en vue de mettre sur pied
un groupe de travail sur le tourisme et la
compétitivité. Son mandat consiste à élaborer
une nouvelle stratégie du tourisme axée
principalement sur la création d’emplois grâce
à l’augmentation de la part sur le marché
mondial du tourisme des États-Unis. Les
secrétaires du Commerce et de l’Intérieur
sont les co-présidents des groupes de travail.
Le président Obama a également invité les
secrétaires d’État et de la Sécurité intérieure
à soumettre, d’ici la fin avril 2012, un rapport
faisant état des progrès réalisés en vue de
stimuler le tourisme aux États-Unis.
La chose à retenir est que les dates
d’échéance fixées par le président Obama
pour le dépôt de ces rapports, se situent
avant l’élection de novembre 2012. En clair,
notre proposition correspond exactement au
genre de solution que recherche le président
pour amener plus de touristes à dépenser
plus d’argent aux États-Unis. En fait, il a
annoncé cette nouvelle initiative à Disney
World justement pour qu’elle obtienne une
importante couverture médiatique. À son
avis, le fait d’avaliser des propositions comme
les nôtres est avantageux sur le plan politique;
de notre côté, le fait de les avoir proposées
durant une année électorale joue en notre
faveur. Comme en témoigne le parrainage
bipartite que nos propositions ont reçu au
Congrès, les projets qui rapportent des dollars
à l’industrie touristique américaine sont
populaires auprès des deux partis. Lorsque
vous lirez ces lignes, nous serons de retour à
Washington, D.C., pour poursuivre le
combat.
Rapport
sur le gouvernement
Ron Steeves
Premier vice-président