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Quelle belle idée et quelle opportunité
ont les « snowbirds » de passer l’hiver
dans le sud, au soleil, et d’être à l’abri
du froid, de la neige et des intempéries.
C’est excitant et exotique, mais ça peut
aussi être frustrant lorsqu’on essaie de
communiquer ou de comprendre ce
que nous disent les Américains en toute
circonstance.
Il ne faut pas penser que nos hôtes
vont apprendre le français pour
communiquer avec nous, que ce soit au
restaurant, chez le médecin, à l’hôpital
ou simplement dans un commerce de
détail. Les États-Unis ont deux langues
officielles : l’anglais et l’espagnol mais
pas le français. Ceci étant dit, c’est à nous
de faire l’effort d’apprendre une de leurs
deux langues officielles.
L’Association canadienne des
« snowbirds » (ACS) donne suite à une
demande de l’un de ses membres
pour préparer et donner des cours de
base en langue anglaise. Un cours de
conversation de base en anglais a donc
été mis sur pied afin de permettre aux
Québécois d’acquérir suffisamment
de connaissances pour communiquer
avec des intervenants de façon à se
faire comprendre. Il ne s’agit pas d’un
cours ardu qui accapare notre temps et
nous demande des efforts inutiles. Bien
entendu, il faut y consacrer un peu de
son temps. Les facteurs importants pour
réussir sont : l’assiduité, la participation
et la motivation.
Durant la première saison, les leçons
consistent en dix cours d’environ trois
heures consécutives par semaine donnés
en classe. Nous apprenons des choses
courantes telles que : l’alphabet en
anglais, qui est le même qu’en français
à l’exception de la prononciation qui
est bien différente. Souvent, on nous
demande d’épeler notre nom, car ils sont
bien différents de ceux des américains
et la prononciation n’est pas du tout la
même. Nous devons aussi apprendre les
nombres pour nous faire comprendre
lorsque nous achetons quelque chose
en magasin ou quand nous voulons
négocier au marché aux puces. Nous
devons également apprendre à dire
l’heure, à conjuguer les verbes, à mettre
les mots au pluriel etc.
Nous avons annoncé les cours
en décembre pour organiser
les inscriptions. Les rencontres
hebdomadaires ont eu lieu dans la salle
communautaire du terrain de camping
« The Boardwalk » à Homestead.
Au début, il y a eu une douzaine
d’inscriptions. Les cours ont débuté la
première semaine de janvier laissant
la possibilité à ceux et celles qui sont
retournés dans leur foyer pour les Fêtes
de revenir pour suivre leurs cours. Des
participants de différents terrains de
camping ont été invités à se joindre au
groupe.
Le nombre de participants a vite
augmenté au cours des premières
sessions. Un participant a même suivi
les premiers cours à distance car il était
chez lui, à Québec, et ne pouvait pas se
joindre au groupe avant la mi-février. En
plus, ce participant est non-voyant, ce
qui lui donne encore plus de mérite car il
a dû surmonter son handicap.
Nous avons terminé les cours avec
quelque vingt-cinq étudiants, grâce
au bouche à oreille. Le programme
de ces cours, composés de cours
magistraux, d’exercices et d’échanges
de connaissances entre les participants,
a été très apprécié d’après les
commentaires fournis par des élèves. Il
y avait une atmosphère de camaraderie
et de bonne humeur durant les sessions.
Tout en étant sérieux, le cadre restait
informel. Nous apprenions tout en nous
amusant. Ces dix semaines passèrent
assez rapidement.
Des séances de discussions en anglais
étaient également proposées à ceux et
celles qui avaient une connaissance plus
avancée de la langue. Ces rencontres
étaient complètement informelles, les
gens se présentaient s’ils avaient environ
une heure pour pratiquer leur anglais.
Il n’y avait pas de sujet prédéterminé. Il
s’agissait de conversations comme on en
engage dans la rue.
L’ASC tient à remercier M. Yves
Blanchard et la direction du camping
« The Boardwalk » pour avoir inclus les
cours aux activités hebdomadaires du
camping et avoir fourni un local pour les
rencontres. Nous adressons également
nos remerciements à M. Jacques
Monette qui a agi en tant que formateur
dans ce programme. Nous espérons
reprendre ce genre d’activité lors de la
prochaine saison 2013-2014 et nous
osons espérer qu’il y aura un aussi grand
engouement de la part des
« snowbirds ».
Parlez-vous anglais?
par James Leroux
Directeur de l’ACS pour le Québec
Rapport
spécial