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le
jaseur
quelqu’un pour « réparer » l’ordinateur.
Cher jaseur,
Je vous écris relativement à la lettre de M. Dawe publiée
dans le numéro de l’été 2013 de
Nouvelles « CSA »
,
laquelle portait sur l’aspirine et les AINS. M. Dawe
écrit ce qui suit : « Nous n’avons trouvé aucun produit
contenant de l’AAS [en Floride] ». Il précise aussi que
tous les produits vendus sous le nom d’aspirine qu’il a
trouvés « contenaient des AINS ».
Les AINS ne constituent pas un ingrédient ou un
médicament ajouté à l’aspirine;
il s’agit plutôt d’une
grande classe de médicaments, dont l’aspirine fait
partie. Les AINS (anti‑inflammatoires non stéroïdiens)
atténuent la douleur et l’inflammation, mais peuvent
avoir un effet secondaire important : la diminution des
facteurs de coagulation normaux dans le sang.
Parmi les AINS figurent entre autres l’ibuprofène,
le naproxène, l’aspirine et le méloxicam. L’aspirine
(C9H8O4), qui porte l’appellation chimique d’acide
acétylsalicylique (ou AAS), a été distribuée pour la
première fois sous forme de comprimés en 1900 par
la société allemande Bayer. Le médicament, qui était
tiré de l’écorce du saule blanc, était administré pour
soulager la douleur et diminuer la fièvre. L’un des effets
secondaires de l’aspirine est son action anticoagulante
(éclaircissement du sang) ou antiplaquettaire.
La difficulté éprouvée par M. Dawe semble être liée au
fait qu’aux États-Unis, la société Bayer présente l’aspirine
comme un ingrédient actif… en mettant « AINS » entre
parenthèses pour indiquer que le produit appartient
à cette classe de médicaments, conformément à la loi
américaine. Au Canada, les sociétés pharmaceutiques
qui vendent de l’aspirine indiquent que l’ingrédient actif
est l’AAS, ou acide acétylsalicylique, sans faire référence
aux AINS.
Pour dissiper toute confusion, j’ai parlé avec un
représentant de la société Bayer aux États‑Unis,
en Pennsylvanie. On m’a répondu que la société
réexaminerait le libellé de son contenant d’aspirine et
qu’elle ajouterait peut-être l’AAS comme ingrédient
actif. Au Canada et aux États-Unis, les produits vendus
sous le nom d’aspirine, quand ils sont à faible dose,
contiennent 81 mg d’AAS (également nommé aspirine)
et de nombreux autres ingrédients inactifs à l’origine
de la composition du comprimé et de son enrobage
gastro-résistant.
J’espère que ces éclaircissements aideront les lecteurs
de
Nouvelles « CSA »
à comprendre les préoccupations
de M. Dawe au sujet de l’achat d’aspirine aux États-Unis.
En somme, je suis d’accord avec le commentaire
éditorial selon lequel il est plus sûr de voyager avec ses
propres médicaments du Canada dans leur contenant
d’origine.
Kathleen Hagerman, inf. aut. (retraitée)
R. : Nous avons reçu des dizaines de commentaires
de membres qui contenaient des suggestions et des
renseignements fort pertinents. Nous avons choisi cette
lettre parce que son auteure, M
me
 Hagerman, s’est adressée
directement à la société Bayer dans l’espoir d’éliminer toute
confusion parmi nos membres.
Cher jaseur,
Dans le numéro de l’été, j’ai remarqué qu’une certaine
confusion entourait la présence d’AINS dans les
comprimés. AINS est l’abréviation d’« anti-inflammatoire
non stéroïdien ». Le terme AINS est utilisé comme
adjectif pour mieux décrire un médicament; un AINS
Cher jaseur,
Voici un courriel que j’ai envoyé à un spécialiste des
drapeaux et la réponse qu’il m’a donnée. Je lui avais écrit
parce que je m’interrogeais sur un drapeau à la double
effigie du Canada et des États-Unis. Je pense que la
réponse intéressera vos lecteurs.
« Je suis une Canadienne qui passe l’hiver en Floride.
Dans le parc à roulottes où j’habite, certains de mes
compatriotes ont déployé un drapeau portant à la fois
l’emblème des États‑Unis et du Canada. Est-ce que cette
pratique est conforme au protocole? Qu’est-il préférable
de faire? Est-ce correct de faire flotter des drapeaux à
l’extérieur et, si oui, lesquels? Si vous pouviez me donner
votre avis, je vous en serais très reconnaissante. Merci. »
Christine Sherlock
Réponse : Nous avons entendu parler de ce « drapeau » à la
double effigie du Canada et des États-Unis. Toutefois, nous
ne recommandons pas de l’exhiber. Nous vous suggérons
plutôt de déployer fièrement les drapeaux nationaux du
Canada et des États-Unis sur deux mâts distincts. Merci de
vous préoccuper de cette question patriotique.
Michael D. Buss
Directeur adjoint, division américanisme/enfance et jeunesse
Cher jaseur,
J’ai lu avec intérêt la rubrique « le jaseur » du numéro
de l’automne 2013 de
Nouvelles « CSA »
, en particulier
la page 5. Chaque année, après avoir envoyé mon
formulaire 8840, je reçois un accusé de réception en
m’assurant de joindre à mon envoi recommandé un
« Avis de réception – International ». Je me procure cet
avis au comptoir de Postes Canada de Penticton, où
j’habite. J’espère que cette information sera utile pour
d’autres « snowbirds ».
Rick Thorpe, directeur de l’ACS pour l’ouest du Canada
Penticton, C.-B.
R. : Voilà une excellente façon de produire votre
formulaire 8840.
Cher jaseur,
Je suis membre du Régime de soins de santé de la
fonction publique et j’ai fait face au même problème
que celui deWayne Hayes de Barry’s Bay, en Ontario, qui
disait avoir besoin d’une réserve de médicaments de six
mois plutôt que de seulement trois.
J’ai trouvé une solution : j’ai téléphoné à mon assureur
de soins médicaux et je lui ai expliqué mes besoins.
Je lui ai aussi demandé comment j’allais pouvoir me
procurer suffisamment de médicaments pour un séjour
de six mois aux États-Unis alors qu’il est illégal d’envoyer
des médicaments par-delà la frontière.
Je n’ai pas eu à débattre avec mon assureur, qui m’a
proposé une solution simple.
Il m’a recommandé de lui téléphoner à l’avance (soit
30 jours avant mon départ) de manière à ce qu’il puisse
lever la restriction imposée par le système informatique
et, ainsi, permettre à mon pharmacien de me délivrer
des médicaments pour six mois. J’espère que ce conseil
aidera d’autres personnes!
Tom Byrne
Fernie, C.-B.
R. : Voilà une autre excellente solution au problème que
peut poser l’approvisionnement enmédicaments. Cette
situation est très courante : si l’ordinateur dit non, il n’y
a pas d’issue possible. Heureusement, Toma trouvé
n’est pas quelque chose que l’on peut ajouter ou enlever.
Les trois principaux groupes d’AINS sont l’aspirine,
l’ibuprofène et le naproxène, qui sont en vente libre dans
la plupart des pays. L’aspirine est un AINS. L’« aspirine »
est de l’acide acétylsalicylique. Si vous achetez un
produit de marque maison portant la mention « acide
acétylsalicylique », qu’il soit écrit ou non « aspirine »
sur l’emballage, vous aurez ce que vous cherchez. Si
vous avez besoin de Motrin, de Nurofen, d’Advil ou de
Nuprin, rappelez-vous que ces médicaments sont à
base d’ibuprofène. Pour trouver l’équivalent, il suffit de
chercher une forme générique d’ibuprofène, que l’on
trouve parfois dans les magasins à un dollar, ou d’acheter
un produit de marque maison à la pharmacie. Le
naproxène, un autre AINS, est le composé de base d’un
certain nombre d’analgésiques que l’on peut trouver
sous forme générique, à faible coût.
En passant, si vous cherchez un antihistaminique
efficace et économique semblable à Chlor‑Tripolon
pour lutter contre les allergies, essayez Novo-Pheniram
(maléate de chlorphéniramine, DIN 00021288);
demandez-le au comptoir d’une pharmacie au Canada.
Ce médicament coûte environ 0,10 $ le comprimé, et si
vous êtes comme moi, un demi-comprimé suffira pour
soulager vos symptômes.
Murray Charlton
Burlington, Ontario
R. : L’élément clé à retenir dans cette discussion est que
l’aspirine
EST
de l’acide acétylsalicylique et qu’une dose de
81 mg d’acide acétylsalicylique est l’équivalent de lamême
dose d’aspirine, mais sous une forme générique ou sous
un nomautre que la dénomination commerciale de Bayer.
Cette suggestion d’antihistaminique est intéressante,
mais selonmoi, il est préférable de consulter unmédecin
avant de l’essayer pour s’assurer qu’il ne perturbe pas l’effet
d’autres médicaments que vous prenez déjà.
Cher jaseur,
Tous les régimes provinciaux d’assurance maladie,
même les plus « généreux », menacent de retirer
l’admissibilité des citoyens au régime si ceux-ci osent
s’absenter de la province plus longtemps qu’un certain
nombre de jours prédéterminé de façon bureaucratique.
À mon avis, imposer une sanction aussi draconienne aux
personnes qui quittent temporairement leur province
de résidence pendant un certain nombre de jours
contrevient à la
Loi constitutionnelle de 1982 du Canada
,
partie I, paragraphe 6 (1), qui stipule que : « Tout citoyen
canadien a le droit de demeurer au Canada, d’y entrer
ou d’en sortir ». Bien qu’un grand nombre des droits qui
nous sont accordés en vertu de la
Charte canadienne
des droits et libertés
soient sujets à des exclusions et
à des restrictions, ce droit est un droit à part entière,
inconditionnel et illimité… sauf par la bureaucratie
provinciale, qui cherche à le limiter à un certain nombre
de jours.
Quelqu’un a-t-il déjà lancé une contestation
constitutionnelle de la réglementation provinciale? J’ai
l’impression que la plupart des « snowbirds » redoutent
tellement la possibilité de perdre leur admissibilité
au régime d’assurance maladie qu’ils renoncent
effectivement à ce droit fondamental à la mobilité que
leur accorde la Constitution.
L’ACS devrait peut-être intensifier ses activités de
lobbyisme en lançant une contestation constitutionnelle
en Cour fédérale.
Les L. Petry
Alberta