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Le temps des
retrouvailles
La guitariste classique
Liona Boyd est de retour
chez elle pour renouer avec
ses racines
En vedette
Tokyo (35 682 460 habitants) à des villes
aussi modestes que Moose Factory,
en Ontario (2 358 habitants). Des
spectacles organisés en l’honneur de
dirigeants mondiaux, de politiciens,
de membres de la royauté et d’autres
encore (notamment, un concert privé
marquant devant le jury lors du procès
de O.J. Simpson) l’ont menée dans
des régions encore plus éloignées,
de l’embouchure du Gange aux
montagnes centrales du Mexique, en
passant par pratiquement toutes les
villes qui les séparent.
Liona Boyd a également fait du chemin
d’un point de vue professionnel. À titre
« Je suis allée partout », déclare
Liona Boyd de sa douce voix d’une
politesse extrême où pointe un léger
accent anglais dans la prononciation de
ses voyelles. C’est effectivement le cas.
Tout d’abord, d’un point de vue
géographique. D’après ses calculs
personnels, elle a vécu dans plusieurs
dizaines de villes, dont Toronto
(où elle a grandi), Santa Monica,
Miami et Paris, pour n’en citer que
quelques-unes. À titre de l’une
des plus prestigieuses guitaristes
classiques au monde, ses tournées
l’ont conduite dans bien d’autres
endroits, de grandes villes comme
de « Première dame de la guitare »
(un sobriquet qui lui a été donné il y a
près de 40 ans), Liona a littéralement
donné des centaines de concerts
et de récitals, et a réalisé pas moins
de 23 albums en studio, ainsi que
quelques enregistrements en direct
de ses concerts organisés dans le
monde entier. En cours de route, elle
a remporté un total de cinq prix Juno,
plusieurs diplômes honorifiques
(Université de Lethbridge, Université
de Toronto, Université Simon Fraser,
Université Brock et Université de
Victoria) et est devenue membre de
l’Ordre du Canada en 1981.