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Nouvelles de

l’ACS

Jim Sherb

Premier vice-président

E

n 1992, la réduction des remboursements des

soins médicaux d’urgence à l’étranger par plusieurs

provinces canadiennes avait poussé 1 092 Canadiens à

organiser un rassemblement solidaire et, du coup, à fonder

l’Association canadienne des « snowbirds ».

Certains avaient une propriété aux États-Unis. La plupart

étaient âgés et avaient des revenus fixes ou limités et

louaient chaque hiver une propriété. D’autres encore

n’étaient que snowbirds occasionnels.

Tous adhéraient cependant à un principe de base : tous

les Canadiens, tous âges ou origines confondus, devraient

avoir droit aux mêmes services de santé d’urgence à

l’étranger qu’au Canada.

En 1994, l’Ontario faisait passer de 400 $ à 100 $ par

jour le remboursement maximal des frais médicaux

d’urgence encourus à l’étranger. À l’époque, il en coûtait

essentiellement 400 $ par jour au gouvernement en

traitements si l’urgence avait lieu en Ontario. Une

réduction à 100 $ par jour contrevenait indéniablement

au principe de transférabilité de la

Loi canadienne sur

la santé

. Cette dernière stipule que les services de santé

assurés sont payés « s’ils sont fournis à l’étranger, selon

le montant qu’aurait versé la province pour des services

semblables fournis dans la province. » C’est clair, non?

Disons que nos membres ontariens n’étaient pas très

contents.

Ce n’est pas comme si nous demandions au gouvernement

de payer les frais astronomiques des hôpitaux aux É.-U.

Ces derniers nous ayant toujours facturé plus qu’ici,

nous aurons toujours notre assurance voyage médicale

d’urgence. Non, tout ce que nous demandions, c’était le

taux provincial. Aucune de nos demandes ne coûterait à la

province davantage que si l’urgence avait lieu en Ontario.

Nos membres étaient donc si mécontents que le

gouvernement nouvellement élu en 1995 ramena le taux

de remboursement à un maximum de 400 $ par jour,

taux qui n’a pas changé depuis 20 ans. En combinant

l’augmentation du coût des soins de santé et le taux

d’inflation, ce montant représente maintenant beaucoup

moins, bien en deçà de ce qu’il en coûte pour vous traiter

dans un hôpital ontarien. Quel est ce coût? Difficile à

savoir, puisque le ministère de la Santé refuse de nous le

dire, mais il était d’environ 850 $ par jour en 2004, alors

nous savons que c’est bien plus aujourd’hui.

Pourquoi vous raconter tout cela? Eh bien, le ministère

de la Santé ontarien, à la recherche d’économies, évalue

actuellement bon nombre de ses programmes, notamment

les soins de santé d’urgence à l’étranger. Aucune décision

pour l’instant. Nous espérons que la province examinera

plutôt d’autres options.

Si le gouvernement décide de couper dans les soins de

santé d’urgence à l’étranger, il devra afficher publiquement

sa proposition pendant 60 jours en guise de consultation

publique. N’ayez crainte, nous vous expliquerons

exactement comment procéder. L’ACS compte plus de

90 000 membres; je ne doute pas qu’un grand nombre

d’entre vous ferez connaître votre opinion sans détour.

Vous le savez probablement, l’ACS a su collaborer avec

plusieurs provinces et territoires dans le dossier des critères

de résidence et du maintien de la couverture d’assurance

maladie. Depuis quelques années, l’ACS a revendiqué

et obtenu un mois de couverture supplémentaire en

Colombie-Britannique, en Alberta, au Manitoba, au

Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

Ajoutons maintenant les Territoires du Nord-Ouest à

cette liste.

En effet, nous sommes heureux d’annoncer que le

gouvernement des T.N.-O. a récemment modifié sa

politique relative aux absences temporaires et augmenté

la couverture offerte aux résidents vacanciers à long terme.

Ces derniers seront désormais tenus d’être présents dans le

territoire seulement 153 jours par année, contre 183 jours

précédemment, pour rester admissibles au régime public

d’assurance maladie.

Les snowbirds des T.N.-O. ne doivent toutefois pas

oublier que s’ils partent plus de trois mois, ils doivent

remplir un formulaire d’absence temporaire pour

s’assurer d’être couverts pendant toute leur absence. Ce

formulaire, maintenant plus facile à remplir, est disponible

au

www.hss.gov.nt.ca .

Je vous souhaite un bon repos à votre résidence hivernale!

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