Passage des frontières

Hiver 2017 Nouvelles « CSA » Numéro 105  |   Date du communiqué : 10 Déc 2017Retour à la liste

Bird talk - Le Jaseur
J’ai été surpris par votre commentaire dans le numéro d’automne : « Je ne peux pas trouver d’explication pour les nombreuses décisions différentes rendues par les garde-frontières. » Vous avez tellement raison! Voici un exemple classique. Chaque année, je passe un peu moins de six mois avec ma femme en Californie, de fin octobre à fin avril. Il y a quelques années, nous sommes rentrés au Canada un peu plus de 30 jours, de la mi-décembre à la mi-janvier. Quand nous avons tenté de retourner aux États-Unis, un garde-frontière à l’aéroport Montréal Trudeau nous a avertis que nous dépasserions notre séjour maximal de six mois. Son raisonnement : vous devez quitter les États-Unis pendant un mois CIVIL complet pour que ces jours ne soient plus déduits de votre séjour annuel maximal. Étant donné que vous avez été physiquement présents aux États-Unis au moins un jour en décembre, tout le mois de décembre compte dans votre maximum de six mois. Et puisque vous serez présents aux États-Unis pendant au moins un jour en janvier, tout le mois de janvier compte dans votre maximum de six mois. Autrement dit, selon son interprétation, nous étions considérés comme n’ayant quitté les États-Unis ni en décembre ni en janvier, même si nous avions quitté le pays plus de 30 jours. Ce garde-frontière a saisi nos passeports canadiens en nous criant « Arrêtez de m’énerver! Vous n’êtes pas citoyens américains et vous n’avez AUCUN DROIT! » Nous avons ensuite été emmenés à l’aire d’examen secondaire, où on nous a détenus pendant près de deux heures. Finalement, un superviseur nous a posé quelques questions de formalité, puis nous a dit que nous pouvions passer. Nous avons attrapé notre vol de justesse. Ce fut une expérience très stressante, par la faute d’un garde-frontière américain mal informé, incompétent et belliqueux.

J.M. Thibault
Haliburton (Ontario)

Réponse:
Nous avons décidé de publier cette lettre puisqu’elle illustre clairement la réalité du passage des frontières. Ce « Vous n’avez AUCUN DROIT » est véridique. Nous sommes des étrangers qui demandons à être admis dans un autre pays, ce qui est un privilège. En 50 ans d’allers-retours Canada-É.-U., je n’ai vécu un problème qu’une seule fois, et c’était aux douanes canadiennes. J’ai peut-être été chanceux, mais aux frontières, je réponds « Oui monsieur, non monsieur » et j’essaie d’être sympathique. Vous devriez faire de même.

Retour à la liste | Plus d'articles