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Bill Freedman. Le professeur de biologie de l’Université

Dalhousie nous a généreusement transmis ses

connaissances, glanées au fil de ses études sur l’écologie

de l’île. (C’est avec tristesse que nous avons récemment

appris son décès.) Dans ses présentations à bord, il nous

a fait connaître certaines des 190 espèces de plantes de

l’île de Sable. Lors de randonnées, il nous a montré les

petites fleurs blanches sur les smilacine à grappes étoilées,

parmi des plantes immortelles aux feuilles grises velues et

perlées.

Bill nous a expliqué que la végétation de l’intérieur de

l’île est surtout composée de pâturages, dominés par

trois espèces prisées par les chevaux, ainsi que par la

plante la plus commune de l’île, l’ammophile. « Ce

n’est pas l’herbe préférée des chevaux, mais elle est si

abondante qu’elle constitue leur principal aliment. »

Le nom latin de la plante signifie « qui aime le sable ».

Ses rhizomes se propagent sous la surface, favorisant les

dépôts de sable et stabilisant les dunes. Nous n’oublierons

jamais ces pauses, assis sur les dunes, entourés

d’ammophile, photographiant les chevaux qui broutaient.

« L’île de Sable est très dynamique », nous a fait remarquer

Jonathan, pointant des dunes qui n’existaient pas il y a

quelques années seulement. Ailleurs, il nous a montré des

creux où la mer se frayait un chemin à travers les dunes

lors de tempêtes, charriant le sable plus loin.

Sur la plage nord, nos guides nous ont prêté des loupes

afin d’observer deux créatures qu’ils avaient extirpées

de l’océan : une minuscule méduse flottant comme un

parapluie ouvert dans un sac de plastique rempli d’eau, et

une groseille de mer translucide — le délice des tortues de

mer — se dandinant dans une bouteille d’eau.

Le long des plages de l’île de Sable, l’Atlantique nous

semblait invitant, mais nous n’avons pas osé nous saucer!

Ces eaux sont infestées de 18 espèces de requins, dont le

grand requin blanc. Certains phoques meurent de causes

naturelles, mais d’autres sont victimes des squales.

Avec ses vagues déferlantes, la plage sud n’offre pas du

tout le même spectacle que celle au nord et ses collines à

pic, à tout juste un kilomètre et demi. En nous rendant à

la plage par une longue plaine rappelant le désert, nous

avions l’impression de fouler le lit de l’océan à marée

basse. Nous étions en fait sur le lit sableux de l’ancien lac

Wallace, qui apparaît sur les vieilles cartes de l’île de Sable.

Dans les années 1950, des avions amphibies Canso s’y

posaient. Il a fallu à peine 20 ans au vent pour ensabler le

lac, qui est définitivement disparu en 2011.

Bill Freedman, écologiste, montre une plante

Smilacine à grappes étoilées et plantes immortelles aux feuilles

grises velues et perlées

Traversée de l’ancien lac Wallace vers la plage sud

Examen d’une groseille

de mer translucide à

l’aide d’une loupe

Poignée de

canneberges d’une

tourbière de l’île de

Sable

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