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Finances

4. Dépense du revenu

Une solution intuitive aux retraits du portefeuille de

retraite consiste à établir un portefeuille à revenu élevé,

puis de dépenser le revenu sans toucher au capital.

Pour ceux qui disposent d’un important portefeuille de

retraite, il peut s’agir d’une bonne stratégie permettant

un train de vie confortable tout en conservant de vastes

liquidités à léguer à ses héritiers.

Hélas, dernièrement, les revenus de placement sont

décevants. Dans la situation actuelle, où les taux

d’intérêt sont infimes, les obligations, bons du Trésor et

autres CPG offrent un rendement anémique; comment

les retraités peuvent-ils générer assez de revenus pour

soutenir leurs objectifs de retraite?

Bien sûr, on peut toujours augmenter le rendement

par des placements plus risqués, en investissant par

exemple dans des actions de premier ordre (

blue chips

)

productives de dividendes, ou en ajoutant à son porte-

feuille d’obligations d’État des obligations à rendement

élevé ou de sociétés. Cependant, de nombreux retraités

composent mal avec la volatilité qui accompagne ce

genre de placement : leur revenu est tout à coup moins

assuré et plus exposé aux aléas du marché boursier et

de la conjoncture.

L’inflation peut aussi poser problème. Si vos revenus

n’augmentent pas avec le temps (ce qui est norma-

lement le cas pour les placements traditionnels tels

qu’obligations ou CPG), votre portefeuille pourrait

être déprécié par l’augmentation graduelle et constante

du prix des produits et services au fil des ans. Ce n’est

généralement pas un problème sur une année donnée :

le taux d’inflation actuel est d’environ 1,5 % au Canada

et pas tout à fait 1 % aux États-Unis. Par contre, pour

une retraite de plusieurs dizaines d’années, cette

érosion constante peut finir par amputer sérieusement

votre pouvoir d’achat.

5. Vente des titres gagnants et

conservation des perdants

Voici une autre stratégie intuitive, qui convient à ceux

dont une grande partie du portefeuille de retraite est

composée d’actions individuelles. Vous choisissez

chaque année les investissements qui ont généré de

bons résultats dans les 12 derniers mois. Puis, vous

vendez une partie de tous ces titres gagnants et en

affectez le produit à vos dépenses courantes et à votre

mode de vie. Vous ne touchez pas aux titres à bas

rendement, mais les laissez plutôt se rattraper l’année

suivante.

Cette stratégie, qui fonctionne bien pour les actions

individuelles, est une adaptation du classique « Dogs

of the Dow », où l’investisseur vend les actions les plus

performantes de l’indice Dow Jones et en réinvestit

le produit dans les titres qui n’ont pas affiché le ren-

dement espéré. On peut appliquer le même principe

à des catégories plus vastes de produits de placement

(actions, obligations, liquidités), aux fonds communs

de placement, aux fonds négociés en bourse et à

d’autres actifs.

L’avantage premier de cette stratégie est qu’elle s’arrime

bien à l’approche prônée par la plupart des profes-

sionnels : acheter à bas prix et vendre à prix élevé.

L’inconvénient, c’est qu’il faut faire un suivi régulier de

votre portefeuille et bien comprendre ce qui fonctionne

ou non.

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